Vous voilà à l’aube de vos congès ? Prêt à vous déconditionner de votre rythme effréné ? à décélérer ? il y a ceux qui connaissent dans cette décélération brutale finalement une décompensation du corps et commence leurs vacances par quelques jours de maladie.
C’est pourtant l’intelligence du corps qui parle : il n’a pas été suffisamment écouté et les vacances démarrent sur les rotules, malade sans possibilité d’en profiter ….
Nous pourrions en conclure bien vite que ceux-là ont vraiment besoin de vacances. Ma conclusion est un peu différente :
C’est le signe qu’ils avaient besoin d’un rapport différent aux vacances …. C’est le signe qu’ils ont besoin de plus d’espaces vacants dans leur semaine voire dans leur journée et qu’ils ont à s’organiser différemment : non pas de reléguer l’idée de se poser à 5 semaines par an mais à se l’autoriser …. tous les jours !
Alors imaginez comment vous pourriez saupoudrer votre journée (de vacances ET de travail 🙂 ) de temps de respiration bénéfiques pour votre santé, votre longévité (et oui aussi) votre créativité et votre performance.
Oui le paradoxe est là et nous avons du mal à l’intégrer : se reposer c’est un sacré investissement sur soi. La plupart du temps quand nous travaillons, nous subissons l’information que dis-je des torrents permanents d’informations qui nous viennent de l’extérieur. Les moments de repos -eux- deviennent des moments où vous ne subissez plus l’information mais où vous pouvez : avoir de nouvelles idées, y voir clair sur une situation, comprendre enfin ce qui vous semblait complexe…. L’oisiveté devient alors une oasis de créativité et d’innovation, un partenaire indispensable à votre agilité.
Le non travail et le repos ont été accablés de nombreuses représentations et ce parfois dès notre enfance.
Nous avons à revisiter le repos et pour s’autoriser à le faire nous avons besoin de revisiter nos représentations à son sujet.
Je souhaite de bonnes vacances à tous ceux qui en prennent.